juin 29

“DSK rencontrera les internautes, lundi prochain au théâtre Dejazet, pour le lancement de sa e-campagne. Ce premier meet-up d’un homme politique en France sera une nouvelle occasion de dialoguer et d’e-militer… A ne pas manquer !”

juin 28

COMMUNIQUE DE PRESSE

L’expertise réalisée par le Fond CMU confirme les informations déjà recueillies, notamment par médecin du monde : l’accès aux soins des plus démunis est de plus en plus difficile, d’abord pour des raisons financières.

Les premières victimes en sont les bénéficiaires de la CMU qui se voient écartés des consultations médicales chez de trop nombreux médecins, en particulier parmi les spécialistes.
D’une façon générale, des médecins de plus en plus nombreux ne respectent pas les tarifs de la sécurité sociale.
Ceci vient s’ajouter aux difficultés territoriales et démographiques d’accès aux médecins.

Face à cette dégradation, le gouvernement tergiverse : il en appelle au Conseil de l’Ordre alors que la garantie d’accès aux soins des assurés sociaux est un problème contractuel avec l’assurance maladie autant qu’un problème déontologique.

Je demande donc au gouvernement et à l’UNCAM de saisir les différentes caisses primaires pour faire respecter les droits des assurés et sanctionner les médecins qui se dérobent. Je demande, ensuite, que soit enfin mise en œuvre la recommandation de la MECSS indiquant que tout médecin conventionné accepte la carte vitale et soit donc équipé de télétransmission. Trop de médecins, en effet, s’y refusent pour éviter les malades qui ont besoin du tiers payant. L’exigence de rigueur et de responsabilité ne saurait s’appliquer aux seuls assurés.

juin 28

COMMUNIQUE DE PRESSE

Nicolas Sarkozy, dans une interview au Quotidien du Médecin, propose d’étendre les dépassements d’honoraire des médecins et de soustraire une franchise aux remboursements des assurés. Le président de l’UMP franchit une nouvelle étape, en rupture avec la solidarité de l’assurance maladie.

Ce faisant, il prend acte de l’échec de la réforme Douste-Blazy, qu’il a pourtant voté, et s’engage plus avant dans la privatisation de notre couverture maladie. La prétention sociale affichée la semaine dernière n’aura donc pas duré longtemps et, aujourd’hui, l’impératif sanitaire est oublié devant les intérêts corporatistes.

juin 28

COMMUNIQUE DE PRESSE

Al’occasion de ses assises consacrées à la santé, l’UMP a d’abord dressé l’acte de décès de la réforme Douste-Blazy sur l’Assurance maladie.Constatant les échecs de la réforme qu’elle a voté, la Droite souhaite désormais ouvertement mettre en œuvre une politique de rupture avec notre système d’assurance maladie. Elle propose ainsi en premier lieu la généralisation les dépassements d’honoraire, mettant fin ainsi à 50 ans de fonctionnement de la sécurité sociale et aggravant les inégalités de l’accès aux soins. L’UMP propose ensuite une série de déremboursements : instauration de franchises sur les soins, remboursement forfaitaire du médicament, transférant ainsi sur les assurances complémentaires une partie considérable du risque. Les partenariats public-privé à l’hôpital seront généralisés alors que la convergence tarifaire public-privé est encouragée. Logiquement les assurances complémentaires seront désormais installées au poste de pilotage du risque. Enfin, la fiscalisation des recettes est souhaitée, mettant fin ainsi à la logique de cotisation universelle.

Ainsi, c’est un mouvement sans précédent de déremboursement et de privatisation de la couverture maladie qui est proposé. A côté de cela, certaines graves questions de santé publique que connaît notre pays (tabac, obésité, etc.) sont évoquées mais aucune politique à la hauteur des enjeux n’est envisagée. Les assurés et les usagers de la santé sont les grands oubliés d’une politique entièrement dévouée aux intérêts économiques et à une vision ultralibérale.

juin 26


CHRONIQUE SANTE

Nous entamons la discussion sur les orientations budgétaires et financières de la sécurité sociale pour 2007. Nous savons malheureusement d’avance que c’est bien plus un débat sur les déficits et la dette qui nous attend. Pour la cinquième année consécutive, la majorité présente un budget de la sécurité sociale déficitaire. Ce déficit (« abyssal » comme disait Jean-François Mattei lorsqu’il était ministre de la Santé) dépasse, pour la troisième année successive, les 10 milliards d’euros.

Cette situation résulte, d’une part, de la mauvaise gestion de notre économie et de son faible taux de croissance (y compris rapporté aux autres pays européens) et, d’autre part, de la mauvaise gestion de nos finances sociales. Certes, la conjoncture actuelle est particulièrement difficile (chômage, vieillissement de la population, etc.), mais le gouvernement ne propose rien ni n’agit dans un sens favorable à la sauvegarde de l’avenir de notre société. L’objectif de la Droite gouvernementale est parfaitement lisible : elle compte que s’installe le sentiment de l’inéluctable faillite de notre modèle de protection sociale.

En 2007, la chance ne suffira pas à mettre un éventuel gouvernement de Gauche à l’abri des conséquences financières engendrées par la situation que nous connaissons aujourd’hui. D’autant plus que je n’ai guère l’impression que les éléments du projet socialiste tiennent compte de la dégradation actuelle. Pour être crédible, il nous faudra pourtant affronter le réel.

juin 22

CHRONIQUE SANTE

Nous tenons notre première réunion de travail sur la rédaction du rapport de la mission d’information parlementaire sur la grippe aviaire que je préside. La semaine dernière, j’ai adressé une lettre au Président de la République pour lui faire part de mon inquiétude concernant la difficile mise en place d’un plan de lutte contre l’éventualité d’une pandémie.

Aucun membre de la mission ne conteste le fond de mon analyse. Chacun ne peut que constater, une fois l’épisode de cet hiver passé, la baisse de mobilisation de l’opinion publique sur le sujet, voire même le déni de certains professionnels de santé. Nombreux sont ceux qui oublient que du point de vue de la pandémie grippale et de notre santé publique, ce qui se passe à Djakarta ou à Hong Kong est aussi dangereux que ce qui est arrivé dans le département de l’Ain.

Pierre Hellier, député UMP de la Sarthe, analyse avec pertinence l’attitude du corps médical, critique vis-à-vis de ce qu’il nomme « l’inquiétude des Parisiens ». Pierre Hellier nous explique qu’au-delà de l’affichage les médecins savent bien, au fond d’eux même, que la menace existe. Cependant, ils se refusent à en envisager les conséquences et à regarder la vérité en face. Les seules effets qu’ils prennent en considération ne sont pas tant ceux qui concernent la santé des populations que ceux qui auront une implication directe sur la nature des missions du médecin : organisation collective, insertion dans la pratique de santé publique, remise en cause du paiement à l’acte, etc.

Comment comprendre un tel comportement ? On ne peut pas dire que les médecins soient absolument réfractaires à cette évolution de leur exercice professionnel. Mais, ils savent que cette dernière annonce une révolution dans l’organisation de la profession.

Pourtant le risque épidémique existe et il faudra bien à cette occasion, ou à une autre, se pencher sur les évolutions incontournables de l’exercice médical dans notre pays.

juin 20

juin 20


PRESSE

Jean-Marie Le Guen, député PS de Paris, est président de la mission parlementaire sur la grippe aviaire. A quelques jours de la remise du rapport qui portera sur «l’évaluation du plan gouvernemental de prévention», il fait part de son inquiétude sur l’état de sensibilisation de la société française.

Vous venez d’écrire au président de la République. Pourquoi ?

Il est de mon devoir de lui faire connaître nos inquiétudes concernant la mise en oeuvre de notre préparation au risque pandémique. Que ce soit dans le cadre de la mission parlementaire que je préside, mais aussi par mes contacts personnels, je constate que notre système de soins et, plus largement, la société française ne sont pas préparés à faire face à une éventuelle pandémie.

Pourtant, le gouvernement répète que son plan est le plus en pointe en Europe, par exemple sur l’importance du stockage des médicaments antiviraux, mais aussi sur le stockage des masses.

Dans le plan gouvernemental, on surestime la réponse technique. Face à la pandémie à venir, je considère que la réponse politique est défaillante. On se flatte d’avoir acheté tant de tonnes de Tamiflu et tant de masques. Mais cela ne suffira pas. Si la pandémie arrive, cela se traduira par une dislocation de la vie sociale. Il faut y réfléchir. Ce qui est en cause, c’est la relation par trop administrative de l’Etat avec la société française.

C’est-à-dire ?

Prenons l’exemple des hésitations actuelles à réfléchir à la mission de service public quand l’épidémie sera là. Quel va être le rôle des médecins de ville ? Quels seront les spécialistes qui seront mobilisés ? Et comment le seront-ils ? Autre cas de figure : quand nous avons auditionné le ministre de l’Education, Gilles de Robien, il nous a dit que durant la phase pandémique ­ si elle a lieu ­, il serait utile que les enseignants puissent assurer un suivi scolaire des élèves. Mais sur quelles bases ? Le volontariat ? Sur une mission de service public ? Le ministre nous a répondu : «Oh non, il ne faut pas parler de mission.» On est dans le non-dit.

Que proposez-vous ?

Il faut un discours beaucoup plus clair à destination de l’opinion publique. Il faut responsabiliser les gens et la société. Devant une épidémie, ce sont d’abord des réponses individuelles. De plus, il ne faut pas avoir peur d’initier un discours fort de mobilisation du service public. De tous les services publics. Ce ne sont pas seulement les médecins et les infirmières qui sont concernés ; il y a aussi les enseignants, les transports publics… Il faut réfléchir à leur rôle, réfléchir aussi à leur protection. Pour y parvenir, et changer ainsi d’échelle dans la sensibilisation, je propose qu’une conférence sur la pandémie rassemblant tous les acteurs, aussi bien politiques que civils, se tienne. Et en débatte. Or, quand j’en parle au gouvernement, on se contente de me répéter que tout va bien, que notre plan est le meilleur d’Europe. Je constate une hésitation politique à se lancer dans la responsabilisation citoyenne. On reste dans une logique typique de celle qu’impulse d’ordinaire le ministère de l’Intérieur. Et non dans une logique de santé publique.

juin 19

DANS LE XIIIe

La nouvelle faisait la Une du Parisien cette semaine : l’Etat décide de passer en force et de lancer un concours d’architecture pour l’implantation d’un Tribunal de Grande Instance de 100 000 m2 sur le site Tolbiac Chevaleret.

De telles méthodes sont inacceptables.

Grâce à la mobilisation de la mairie du 13eme, des associations du CPC (Comité Permanent de Concertation), des conseils de quartier et à mon propre engagement sur ce dossier, nous croyions avoir obtenu que l’Etat reconsidère sa position et opte pour une implantation sur Masséna Rives de Seine.

Au mépris de tout le travail accompli sur le terrain par le Conseil de quartier et l’architecte Gangnet choisi à l’issue d’un concours d’urbanisme, l’Etat se permet de passer outre l’avis de la population du 13ième, de la municipalité de l’arrondissement, et de l’Hôtel de Ville et lance un concours d’architecture sur un terrain qui ne lui appartient même pas !

Rappelons que le choix du site de Tolbiac Chevaleret entraînerait l’abandon du projet Gangnet, qui prévoyait la construction de logements et d’espaces verts et la résorption de la fracture entre l’ancien et le nouveau 13e.

Tout ceci n’est en fait qu’un coup de bluff : le gouvernement annonce une décision non financée qui ne sera en fait jamais appliquée, ne serait-ce que pour des raisons de calendrier.

En tout état de cause, cette pseudo décision, à laquelle nous continuerons à nous opposer, entraînera un retard d’au moins 2 ans pour la réalisation des logements dont Paris a tant besoin.

juin 19

BLOG-NOTES

Je reviens de quatre jours de mission en Corée du Sud pour l’Assemblée Nationale. Invité par notre homologue coréen pour fêter les cent vingt ans du traité d’amitié France-Corée (les multiples de soixante sont des chiffres symboliques pour eux. Même aussi rapide, je suis toujours intéressé par le regard que l’on peut porter sur le monde et sur nous-même vu d’ailleurs. La Corée du Sud, c’est d’abord la réussite extraordinaire d’un pays qui en quarante ans est passé de la misère la plus grande au rang de onzième puissance mondiale, de la dictature à la démocratie la plus vivante de l’Asie de l’Est. Leur volonté d’avancer et de réussir est totale comme celle de promouvoir un pays outragé par des siècles d’occupation. Leur culture en témoigne comme le montre la réussite de leur cinéma qui nous est parfaitement accessible (voir JSA, Old Boy etc.). Ils s’engouffrent à corps perdu dans la société de l’information et un million de Coréens suivront le match de la coupe du monde France-Corée du Sud sur leur téléphone mobile. Pourtant les fatalistes de la mondialisation, ils sont nombreux à droite pour nous convaincre de baisser le coût du travail et à gauche pour en craindre les effets, devraient savoir que le coût salarial coréen a désormais rattrapé celui de l’Espagne. En regardant l’impact grandissant des entreprises françaises en ce pays (Renault, Thalès .), on pourrait en revenir plein d’optimisme pour eux, pour nous, pour le monde. Mais ici, encore une fois, le nationalisme rode et taraude : le leur, dressé face à ce négationnisme japonais d’abord, à l’inquiétude chinoise ensuite. Alors que le vingt-et-unième siècle pourrait à l’évidence être asiatique, la non résolution des nationalismes respectifs peut encore les faire trébucher et ouvrir le chemin à une guerre impensable.

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