sept 26

Pour la quatrième année consécutive, le gouvernement présente en 2006 un déficit de la sécurité sociale supérieur à 10 milliards d’euros. Pour 2007, aucune prévision sérieuse et étayée ne laisse augurer un meilleur résultat, bien au contraire.

S’agissant spécifiquement de l’assurance maladie, si la croissance des dépenses connaît une certaine décélération, celle-ci est loin d’expliquer la baisse apparente du déficit qui est largement imputable aux augmentations des cotisations (CSG retraite notamment et droits du tabac) ou aux baisses de remboursements (1 euro, déremboursement des médicaments à SMRI) et à la montée en puissance des génériques et surtout à la baisse des IJ. L’essentiel est constitué par la recette ponctuelle de la taxation des PEL (2,1 milliards d’euros).

Baisse apparente puisqu’au chiffre du régime général il faut ajouter au moins 1 milliard d’euros de report de charges hospitalières qu’il faudra bien finir par payer et le déficit des autres régimes, et notamment du régime agricole (au moins 1 milliard d’euros).

Encore faut-il considérer que l’ONDAM prévu n’est pas crédible et d’ailleurs dénoncé comme tel par les syndicats médicaux au moment même où le Ministre promet de faire passer le C à 23 euros sans financer les 500 millions d’euros de dépenses supplémentaires que cela implique.

Nous allons tout droit vers un comité d’alerte en juin qui mettra fin à cette politique d’illusionniste et entraînera automatiquement des baisses de remboursement que le gouvernement se garde bien d’annoncer aujourd’hui.

Enfin, comment dans ce débat oublier les rappels de la Cour des comptes qui soulignent le défaut de paiement d’une dette de l’état de 4,3 milliards d’euros au régime général et que le déficit cumulé non financé des régimes de sécurité sociale sera d’au moins 37 milliards d’euros d’ici 2009 ?

sept 25

Par Isabelle Mandraud, Le Monde du 24/09/06

Selon Jean-Marie Le Guen, lieutenant de Dominique Strauss-Kahn, Lionel Jospin est dans une démarche « personnelle teintée de mépris pour les autres »

A écouter Lionel Jospin expliquer, jour après jour, qu’il y a « trop de candidats », Dominique Strauss-Kahn finit par voir rouge. Non, l’ancien ministre ne se retirera pas de la course à l’investiture présidentielle du PS au profit de l’ancien chef de gouvernement, et le fait savoir. « Dominique et ses amis ont pris la décision unanime de continuer », souligne l’un des plus proches lieutenants de « DSK », Jean-Marie Le Guen. « Lionel, accuse le député de Paris, joue très peu collectif. Il est dans une démarche personnelle teintée de mépris pour les autres assez injuste. » Les jospinistes d’hier se rebiffent. Et s’émancipent.

Dans les rangs « strauss-kahniens », où se trouvent en effet nombre d’anciens amis de Lionel Jospin, dont Jean-Christophe Cambadélis et M. Le Guen, la colère monte. Un peu d’inquiétude aussi, en raison des rumeurs qui se propagent sur l’air de « Dominique-n’ira-pas- jusqu’au bout » et qui pourraient coûter quelques défections. « DSK », qui a déjà perdu des alliés au profit de Ségolène Royal, comme Gérard Collomb, le maire de Lyon, ne peut pas se le permettre. Il n’est plus temps de prendre des gants, alors que la pression s’accroît et que l’hypothèse de la candidature Jospin prend forme.

« DÉFENSEUR DU STATU QUO »

« Si on partage une même culture avec Lionel Jospin, souligne M. Le Guen, nous n’avons absolument pas la même analyse, ni le même projet. Nous pensons qu’il y a une aspiration au renouvellement de la gauche. Or, Lionel se fait le défenseur du statu quo, il ne perçoit pas cette aspiration ». Le divorce est consommé. Et il se fait dans la douleur. « On a des regrets pour la personne, mais aucune nostalgie pour l’action politique », lâche le député de Paris.

A Lens, le 16 novembre, après la confrontation des candidats potentiels devant les militants, les visages des partisans de M. Strauss-Kahn en disaient longs sur leur dépit. Depuis, leur ressentiment n’a cessé d’augmenter. Et la récente rencontre entre M. Jospin et son ancien ministre, dans le cadre d’une tournée des candidats que le premier a effectué, - sauf avec Ségolène Royal -, ne s’est pas bien passée. « On ne croit pas à la tentative de restauration d’un PS un peu mythique que Lionel essaie de mettre en oeuvre et qui correspond à celui des années 1980, pas à un socialisme de propositions que nous voulons promouvoir », lance M. Le Guen qui se dit « étonné et triste que Lionel ne se rende pas compte du décalage ». « Dans le genre défense de la tradition, ajoute-t-il avec cruauté, Laurent Fabius est aujourd’hui plus convaincant ».

L’aspiration au « renouvellement » mis en avant par les partisans de M. Strauss-Kahn est un terrain très disputé, puisque Ségolène Royal en a fait le coeur de sa campagne. Mais, assure, M. Le Guen, « on s’en distingue puisque chez Ségolène, cela passe surtout par la forme et dans l’ambiguïté »…

Il reste que cette bataille entre anciens et rénovateurs, entre « archéos » et modernes, attisée de plus en plus par les uns et les autres à quelques jours du dépôt des candidatures prévu du 30 septembre au 3 octobre, pourrait bien se révéler, à court terme, destructrice pour le parti.

sept 5

Jean-Marie Le Guen exprime son soutien à l’action des médecins à diplôme étranger.

L’incurie du gouvernement est inacceptable, elle fragilise la situation de nos hôpitaux et stigmatise des confrères qui se consacrent à la santé de nos concitoyens.

Il faut organiser une validation des parcours professionnels à l’image des responsabilités qu’ils exercent dans nos hôpitaux, pour en terminer avec ce dossier.

sept 5

Sans avoir été enthousiasmé à l’idée de donner aussi rapidement le nom de Jean-Paul II à une place de Paris et en ayant compris que des réticences et des désaccords aient été exprimés au Conseil de Paris, je suis aujourd’hui très choqué par l’attitude des Verts, du PCF et du PRG - parmi lesquels on retrouve des adjoints au maire - qui ont manifesté lors de l’inauguration sur le parvis de Notre-Dame de Paris.

Cette attitude disproportionnée est inconvenante à plusieurs titres : elle l’est au regard du jugement porté sur la personnalité et l’action de Jean-Paul II qui ne peuvent être restreintes à ses seules prises de position sur le préservatif ou plus généralement au sujet des questions de société ; elle l’est aussi vis-à-vis de nos concitoyens qui se sont sentis grandis dans leur sentiment religieux par l’action de cet homme.

Elle l’est enfin en tant qu’élus et partenaires de la majorité municipale qui doivent pratiquer la solidarité et accepter la décision majoritaire.

Il y a là clairement une volonté de se faire valoir en cherchant systématiquement à affaiblir le partenaire principal de la majorité fut ce au détriment de la majorité toute entière.

C’est cette attitude, dois-je le rappeler, qui a conduit la Gauche plurielle à son échec. Et c’est pourtant le parfum dont semble continuer à s’enivrer certaines formations de la majorité municipale.

Il est vrai que cette posture n’est jamais exempte d’un jeu tactique, interne à ces organisations, tant il est vrai que lorsque celles-ci ne concourent pas à la perte de leurs alliés, elles s’acharnent avec délice à leur propre division.

En cette rentrée où la Droite, derrière Sarkozy, est toute entière à l’offensive et où la Gauche, et chacune de ses composantes, peine à se mettre en ordre de marche, je veux saisir ce petit événement de rentrée pour dire mon inquiétude et appeler au retour à la raison.

sept 5

J’étais, il y a déjà une semaine, comme beaucoup de socialistes, à l’Université d’été de La Rochelle. J’ai préféré prendre un peu de temps avant de vous faire part de mes impressions pour ne pas être tenté de céder à des irritations ou à des enthousiasmes trop immédiats.

Je tiens d’abord à saluer le travail effectué par les militants, experts et invités qui ont participé, durant ces trois jours, à plusieurs dizaines d’ateliers. J’étais, pour ma part, intervenant à la table ronde consacrée aux questions de santé. Grâce à la présence de Jean-Luc Bernard, président des Associations d’usagers (CISS), au côté de Patrick Pelloux et du Docteur Hélène Baudry, responsable du réseau des médecins référents, ou encore celle de Daniel Lenoir, directeur général de la Mutualité française, notre réflexion collective a été enrichie.

Bien évidemment, ce ne sont ni la portée ni la qualité de ces débats qui ont le plus intéressé les média. C’est dommage, mais c’est aussi compréhensible et normal étant donné le moment particulier où a eu lieu cette édition de notre Université d’été et l’importance des choix que devront faire les militants socialistes dans les semaines qui viennent.

L’attention des journalistes étaient donc entièrement tournée vers les présidentiables, à la recherche presque exclusive de ce qui pouvait apparaître comme des preuves de dissonance voire d’affrontement. Mais en dépit de certains commentaires, je peux témoigner que l’ambiance ne fut nullement agressive et, parfois même, conviviale, comme à l’occasion du dîner du samedi soir.

C’est au MJS que l’on doit d’avoir pris l’initiative d’organiser l’expression des différentes personnalités les plus “concernées” par l’élection présidentielle de 2007. Ségolène Royal préféra néanmoins limiter son intervention au discours d’ouverture effectué en tant que Présidente de la région Poitou-Charentes, fidèle à sa volonté de ne pas en dire beaucoup et d’incarner un ancrage régional.

Comme beaucoup d’entre vous, j’ai écouté les autres prétendants : Jack Lang, toujours imaginatif, Laurent Fabius, combatif. Mais c’est évidemment Dominique Strauss-Kahn que j’ai le plus particulièrement suivi.

Il avait choisi de s’exprimer en plusieurs occasions au cours de cette Université d’été : devant l’ensemble des élus, qu’il présidait, devant le MJS mais aussi en réunissant ses amis pour une intervention retransmise sur LCI.

Au-delà de mes sympathies, je crois pouvoir dire très sincèrement, et les commentaires de nombreux camarades me l’ont confirmé, que son discours a été bien reçu en raison de sa force et de sa cohérence. Développant ses priorités en faveur d’une nouvelle ère de notre politique énergétique et mettant en avant les questions de santé comme priorité de son action économique et sociale (ce qui ne pouvait que me satisfaire), Dominique Strauss-Kahn s’est surtout attaché à définir sa conception de l’engagement présidentiel : un Président responsable dans la conduite de l’action du pays.

La Rochelle fut une étape importante dans la démarche de DSK. Venant après des sondages encourageants (il est clairement, après Ségolène, l’espoir de nos électeurs), ses interventions et le soutien réaffirmé de ses amis l’ont fortement crédibilisé.

L’autre temps fort de la Rochelle fut le retour de Lionel Jospin. Doit on pour autant le classer dans la catégorie des présidentiables ? Oui, disent certains de ses amis. C’est beaucoup moins sûr si l’on s’en tient à ses paroles. C’est évidemment son analyse du 21 avril qui fut le moment clé de son intervention. Partir, revenir.

Comme toujours, Lionel Jospin fut un pédagogue pugnace et engagé. Mais je ne pouvais pas, en l’écoutant, ne pas me souvenir de cette session de La Rochelle de septembre 2002 en me disant combien son intervention aurait alors été, pour nous, salutaire. Car qui ne mesure aujourd’hui, alors qu’avec lui nous en sommes encore à solder 2002, l’ampleur des chantiers urgents qui sont encore les nôtres : il nous faut, en quelques semaines, préciser notre projet, doter le Parti socialiste d’un leader capable de coordonner une campagne et d’assurer la responsabilité des affaires de l’Etat, et mettre en œuvre le rassemblement de la Gauche. En un mot : faire en quatre mois ce qui aurait pu et ce qui aurait du être fait en quatre ans.

Par esprit de raison, j’aurais préféré que nous nous y prenions plus tôt. Par nature, j’ai la conviction que nous pouvons rattraper le calendrier.

sept 4

Jean-Marie Le Guen veut tout d’abord saluer le nouveau pas vers la reconnaissance des droits des travailleurs exposés à l’amiante et aux associations des victimes.

Le jugement rendu par le tribunal correctionnel de Lille à l’égard de l’entreprise Alstom Power Boilers témoigne des progrès dans la prise de conscience du caractère insupportable de la mise en danger de la santé au travail et de la responsabilité des employeurs.

C’est dans l’intérêt bien compris des entreprises d’accepter une politique de santé au travail ambitieuse, telle que le propose les Socialistes.

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