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Posté par Jmlg
JMLG sera dans I>Débat mardi 20/02 sur I-TELE à
10h30
et à
16h45
sur LCP !
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La signature d’un accord entre l’Indonésie, pays fortement touché par la grippe aviaire, et le laboratoire pharmaceutique américain Baxter, pour la fourniture exclusive de souches virales du virus H5N1, traduit jusqu’à l’absurde les dérives d’un libéralisme aveugle et sans principes.
Cet accord, s’il devait être accepté par la communauté internationale, marquerait un tournant funeste dans la coopération internationale pour la santé publique et l’avenir sanitaire de la population mondiale.
Certes, l’appropriation par des intérêts privés des propriétés du vivant, notamment aux travers de la brevetabilité, est à l’uvre depuis plusieurs années, comme en témoigne, dans les pays les plus pauvres, le pillage des souches par certaines équipes. Mais dans le cas d’une contractualisation effective entre l’Indonésie et le laboratoire Baxter, une étape supplémentaire serait incontestablement franchie.
Nous avons toutes les raisons de douter que l’intérêt de l’Indonésie soit de s’inscrire dans une telle démarche : la prétendue fourniture privilégiée de vaccins même en nombre important, et en temps et en heure ne serait, pour ce pays qui présente un risque tout particulier, qu’une protection bien aléatoire au regard de la faiblesse de son système de santé.
C’est tout au contraire par la détection précoce et le combat sanitaire au début de l’épidémie que la catastrophe peut être évitée à l’Indonésie, ce qui réclame coopération, solidarité internationale et transparence.
Mais si l’Indonésie ne semble pas en mesure de comprendre la situation, la communauté internationale, l’OMS, les pays les plus impliqués à commencer par les Etats-Unis, dont est originaire le laboratoire Baxter et l’Union Européenne peuvent-ils, en conscience, accepter cet état de fait ?
Devant la gravité de la situation, je demande au gouvernement français de saisir les instances internationales et européennes pour faire barrage à cette dérive inacceptable et à ce nouveau défi pour la santé publique mondiale.
Jean-Marie Le Guen, Député du 13ème arrondissement de Paris, a interpellé par courrier le Président de la RATP, monsieur Pierre Mongin, au sujet des nombreuses informations indiquant le report de près de trois mois de l’ouverture de la station « Olympiades » de la ligne 14 Méteor, initialement prévue pour le 15 avril 2007.
Aucune raison technique ne semble pourtant justifier ce nouveau délai, mises à part des considérations d’opportunité électorale. Si tel était le cas, cette décision serait parfaitement scandaleuse et contraire à la mission de service public de la RATP.
Les habitants du 13ème arrondissement attendent depuis des années de pouvoir pleinement bénéficier de cet équipement public. Il a fallu une très forte mobilisation de leur part et de leurs élus pour faire naître ce projet, dont la relance effective n’a été possible que par l’engagement significatif de la Ville de Paris et de la région Ile-de-France.
L’attente a assez durée, déjà prolongée il y a quatre ans par l’effondrement partiel du tunnel. Il est inacceptable de repousser une nouvelle fois cette arrivée et de stériliser ainsi l’argent public investi pour améliorer la vie quotidienne des citoyens.
Alors que Nicolas Sarkozy continue de distribuer d’improbables milliards sous les cocotiers, ses soutiens les plus proches expriment leurs craintes devant l’invraisemblable légèreté avec laquelle il répand dispendieusement ses promesses électorales.
Le décompte officiel, effectué par la cellule de chiffrage de l’Institut de l’entreprise, évalue le coût du programme du candidat de l’UMP à près de 50 milliards d’euros en dépenses supplémentaires, auxquels il faut ajouter les 68 milliards de baisses de recette fiscale et les 10 milliards promis hier, par son porte-parole Xavier Bertrand, aux hôpitaux publics. Nous ne saurions oublier d’y ajouter les milliards qui seront désormais consacrés au futur porte-avion et aux fournitures qui vont avec.
Que Nicolas Sarkozy arrête de jouer les bonimenteurs ! De retour à Paris, il devra clairement faire connaître aux Français la réalité de son programme. Que conserve-t-il et qu’abandonne-t-il de sa copie originale après relecture critique par son équipe budgétaire ?
Jean-Marie Le Guen se félicite qu’à la suite de l’intervention du groupe socialiste à l’Assemblée nationale et grâce à la mobilisation de l’ensemble des organisations de psychiatres, de personnels soignants et administratifs des hôpitaux et cliniques psychiatriques, et des associations de malades, le ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy, ait été contraint de retirer de son projet de loi « Prévention de la délinquance » les articles 18 à 24 touchant à l’organisation de la santé mentale dans notre pays.
Comme il a été maintes fois répété, inclure ces dispositions dans un texte de loi portant sur la répression, en faisant le choix de construire l’amalgame entre malades et délinquants, était parfaitement inacceptable.
Il a fallu la mobilisation de tous pour qu’au dernier moment Nicolas Sarkozy constate l’énormité des ses intentions scandaleuses.
Il n’en demeure pas mois que monsieur Sarkozy a tardé à faire preuve de raison, ce qui est significatif de son absence de précaution pour les libertés individuelles.
J’appelle donc à la plus grande vigilance pour qu’à l’avenir ces dérapages ne se reproduisent pas.
Avant de discourir sur la politique hospitalière en 2012, le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, ferait déjà bien d’apporter des réponses concrètes au désarroi actuel du monde de l’hôpital public.
Les responsables et les personnels soignants et administratifs vivent, en effet, depuis cinq ans, sous le poids de la contrainte financière et de la volonté d’affaiblissement du service public hospitalier.
Leur quotidien c’est d’abord un défaut permanent de trésorerie de plus d’un milliard d’euros qui empêche que des perspectives soient tracées. C’est aussi un endettement massif de plus de 15 milliards d’euros qui fait craindre le pire pour l’avenir de l’hôpital public. Ce sont encore des réformes inabouties comme celle de la gouvernance, ou brutales et injustes comme celles de la tarification (T2A). C’est enfin la volonté affichée de privatiser qui s’affirme tant dans le processus de convergence tarifaire que dans les avantages octroyés au secteur privé.
C’est sur ce bilan alarmant que le porte-parole de Nicolas Sarkozy doit d’abord rendre des comptes.
Quant au futur de l’hôpital public, nous savons bien que rien ne sera possible tant que l’on ne redonne pas rapidement confiance au personnel hospitalier, que l’on ne rassure pas sur l’avenir du service public et que l’on ne confirme pas le rôle que celui-ci doit jouer dans notre politique de santé.
Aucun projet de relance de l’hôpital public ne portera ses fruits si l’on ne s’adresse pas d’abord au personnel, en reconnaissant leur dévouement, en les accompagnant dans les difficultés de leur travail et en valorisant leur parcours professionnel. C’est avec eux, grâce à leur mobilisation, que l’on assurera l’avenir de l’hôpital public.
L’hôpital a moins besoin de chantiers mirobolants aussi nécessaires soient-ils (telle que l’informatisation hospitalière si délaissée par ce gouvernement au profit du chantier pitoyable du Dossier Médical Partagé (DMP)) que d’une volonté politique réelle de défendre le service public hospitalier en lui reconnaissant la place qui doit être la sienne.
Jean-Marie Le Guen apporte son soutien au mouvement de grève et de protestation mené aujourd’hui par l’ensemble des organisations de psychiatres, de personnels soignants et administratifs des hôpitaux et cliniques psychiatriques, et des associations de malades qui protestent toutes contre le maintien, dans le projet de loi « Prévention de la délinquance » proposé par Nicolas Sarkozy, des articles 18 à 24 touchant à l’organisation de la santé mentale dans notre pays. Elles dénoncent les amalgames scandaleux qui y sont faits entre délinquant et malade, entre soins et ordre public, entre hôpital et enfermement. Le gouvernement et la majorité se sont engagés, il y a plusieurs semaines, à retirer ces articles et, face aux nombreuses protestations et à l’absence de concertation, à légiférer autrement.
Mais les associations et syndicats constatent aujourd’hui qu’ils ont été bernés et que le gouvernement, derrière Nicolas Sarkozy, s’obstine à vouloir inscrire dans un texte répressif des mesures d’organisation des soins, et à mettre en place des dispositions contraires aux droits de l’Homme, à l’éthique médicale, et à l’intérêt des malades. Ces mesures témoignent d’une terrible méconnaissance des problèmes de santé mentale. En outre, contrairement aux annonces réitérées du ministre de l’Intérieur, elles ne renforceront nullement la sécurité de nos concitoyens.
Les députés socialistes ont solennellement demandé, il y a plusieurs semaines, au Président de la République, Jacques Chirac, d’intervenir dans ce débat qui touche aux valeurs essentielles de notre civilisation. Aujourd’hui, nous sollicitons à nouveau son intervention pour suspendre cette loi scélérate.
En se prononçant pour l’augmentation immédiate et sans contrepartie du tarif de la consultation médicale (le « C ») à 23 , Sarkozy ne manque pas de cynisme. Il en faut en effet pour, dans le même temps, imposer aux assurés une franchise c’est-à-dire la diminution des remboursements parce qu’il y a trop de déficit et proposer une augmentation unilatérale des revenus des médecins de 10%.
Représentant, avec Xavier Bertrand, un gouvernement qui depuis 5 ans a méprisé les médecins généralistes, ignoré leurs demandes, et imposé une convention médicale entièrement favorable à certains médecins spécialistes, il essaye aujourd’hui, par pur électoralisme, de monnayer leurs voix pour les prochaines présidentielles. Comme si le malaise profond ressenti par les médecins généralistes pouvait être pansé par une seule augmentation tarifaire ! Comme si toutes les aspirations de la profession se résumaient à une seule de leurs revendications !
Certes, les médecins généralistes réclament de longue date une revalorisation de leurs honoraires, mais ils en font un des éléments d’une refonte générale du contrat qui les lie aux pouvoirs publics. C’est la reconsidération globale de leur fonction qu’ils veulent et qui doit avoir lieu. L’urgence est là, et non pas dans l’emballage empressé de ce qui n’est qu’un cadeau électoral.
On peut aussi se demander ce qu’il restera, après ce cadeau sans lendemain, dans nos finances publiques pour les autres professions de santé, à commencer par les infirmières et les kinésithérapeutes dont la revalorisation tarifaire est reconnue par tous comme prioritaire.
Une fois encore, l’action de Nicolas Sarkozy consiste à satisfaire sans vergogne les intérêts financiers des uns au détriment des autres, pour réaliser ses manuvres électorales.
Notre pays a besoin, en matière de santé, de réponses durables et d’un ordre juste.
Nicolas Sarkozy et ses proches multiplient les propos gênés concernant ses déclarations sur son intention d’instaurer une franchise sur les remboursements de soins, laissant entendre qu’il pourrait revenir sur son annonce. Rien d’étonnant quand on mesure l’effet catastrophique au plan social et sanitaire qu’aurait une telle mesure et le rejet qu’elle suscite chez les Français.
Pourtant l’engagement de monsieur Sarkozy n’avait rien d’une parole en l’air. Répétée à plusieurs reprises ces derniers mois (Assises de l’UMP sur la santé en juin 2006, discours à la CGPME), et même explicitement exposée dans une interview écrite (Le Monde, 22 janvier 2007), sa proposition a tout d’une disposition mûrement réfléchie.
D’ailleurs, elle est même, dans le programme du candidat UMP, le moyen de réguler les dépenses de l’Assurance Maladie et de supprimer ainsi les déficits. A n’en point douter, il s’agit bien d’une proposition stratégique de régulation.
Aussi, assez de faux-semblants et de manuvres dilatoires ! Les Français ont le droit de savoir ! Soit Nicolas Sarkozy se renie. Il devra alors clairement exposer ses propositions pour réguler l’Assurance Maladie et explicitement dire où il en est de son discours démagogique sur la baisse des prélèvements obligatoires. Soit il maintient sa proposition de franchise sur les remboursements de soins, et devra assumer sa politique de régression sociale.