sept 21

Associer l’idée de franchises médicales au plan Alzheimer est contraire à l’esprit de solidarité qui devrait animer ce grand projet. La question du financement reste entière.

Ainsi l’action du Président de la République sur cette grande cause de santé publique divise et décrédibilise alors qu’elle devrait mobiliser et rassembler.

sept 19

Préparation du PLFSS

Posté par Jmlg

2007 verra le retour d’un « déficit abyssal » des comptes de la Sécurité sociale, supérieur à ceux de 2002 et 2003 qui avaient pourtant justifié la réforme Douste-Blazy. Sur l’Assurance maladie, pour le seul régime général, on atteint plus de 6 milliards de déficit en 2007. On est loin du retour à l’équilibre prévu par la loi Douste-Blazy et des déclarations d’autosatisfaction de Xavier Bertrand.

Sur le sujet, le Comité d’Alerte s’est révélé inefficace par son intervention trop tardive et insuffisante dans ses préconisations.

Ces chiffres traduisent deux réalités : l’échec de la réforme Douste-Blazy (qu’il s’agisse de la maîtrise médicalisée, de l’effet du parcours de soin, du DMP) ; l’absence délibérée de sauvegarde des finances sociales (qu’il s’agisse des revalorisations inconsidérées des professionnels, des dettes de l’État vis-à-vis de la Sécurité Sociale, des recettes insuffisantes au regard de l’ONDAM, d’une gestion de trésorerie coûteuse et à la limite de la légalité).

L’accumulation des déficits aboutit au gonflement ahurissant de la dette sociale : la CADES devra reprendre plus de 60 milliards de dettes accumulées ces deux dernières années et en 2008. L’augmentation pratiquement mécanique du CRDS est évidemment programmée pour 2008.

Pendant ce temps-là, notre système de santé se dégrade sérieusement : le nombre de territoires qui connaissent des difficultés d’accès aux soins en raison de pénurie médicale, des défauts de la mise en œuvre de la permanence des soins comme la difficulté et parfois l’impossibilité dans de nombreux départements de pouvoir consulter des praticiens en secteur 1, la situation des hôpitaux toujours plus contraints par des financements insuffisants et une trésorerie le plus souvent négative (7 à 800 millions d’euros) aboutissent à une dégradation profonde de la qualité et de l’égalité des soins.

Enfin, aucune des réformes structurelles visant à améliorer la qualité des soins n’a progressé : ni l’amélioration de la prescription médicamenteuse (seul le générique a un peu progressé mais essentiellement par substitution chez le pharmacien et cela à un coût très élevé), ni le DMP.

Cette situation n’est évidemment pas une découverte pour la majorité actuelle qui porte la responsabilité de ces cinq années d’incurie.

En fait il s’agit plutôt d’une « stratégie cachée » pour organiser la privatisation de pans entiers de notre Assurance maladie, et transférer sur les ménages une part de plus en plus importante des coûts de santé.

Faute de pouvoir être assumée pleinement, c’est une logique de « découpage en salami » de notre protection sociale qui est mise en œuvre : Un euro, 18 euros, 50 euros, tous les plans s’appuient sur une progression constante du déremboursement des premiers soins, concentrant l’intervention de la Sécurité sociale sur les maladies les plus graves.

La logique des franchises continue et amplifie ce mouvement.

Mais nous l’avons compris, au regard des chiffres et des propos tenus hier par Nicolas Sarkozy, le pire est à venir à la fin du premier semestre 2008, après les élections municipales.

Cette majorité, je l’affirme, prépare un plan de déremboursement massif du petit risque par l’instauration d’une nouvelle franchise à hauteur de plusieurs centaines d’euros par Français.

La santé des Français et notre système d’Assurance maladie justifient des réformes profondes, multiples et globales. L’objet premier du PLFSS et de nos propositions sera de sauvegarder les finances de l’Assurance-maladie pour 2008 afin de refuser le plan de déremboursement que l’on nous prépare et de colmater l’hémorragie financière qui a gonflé notre dette sociale.

Le prochain PLFSS doit contenir des mesures financières à la hauteur des enjeux avec : le remboursement par l’État de sa dette (5 milliards d’euros) et le paiement intégral et immédiat des exonérations de charges supplémentaires engagées notamment par le paquet fiscal (TAP) ; l’attribution à la Sécurité sociale de la totalité des recettes alcool-tabac (3 milliards d’euros supplémentaires) ; la fin des niches sociales dénoncées à juste titre par la Cour des Comptes, et notamment en exigeant le paiement de la part patronale sur les licenciements de préretraite (cotisations retraites et maladie pour 3 milliards d’euros) et des cotisations sociales sur les stock-options (3 milliards d’euros) pour mettre à égalité le niveau de prélèvements quelle que soit la nature du revenu.

sept 18

En commençant son intervention par une violente diatribe idéologique contre notre système social censé découragé le travail, ou en exploitant de façon outrancière et politicienne la chasse aux fraudeurs, Nicolas Sarkozy a semblé reprendre pour un temps un ton de campagne électorale.

Pourtant c’est bien un retour au réel que la situation économique et sociale de notre pays lui impose.

D’abord et paradoxalement c’est sur la réforme des régimes spéciaux qu’il essaye de faire consensus. Je me félicite de cette évolution vers la négociation.

Mais c’est le droit du travail et la situation des salariés qui sont l’objet de ses attaques : un travail toujours plus intensif, plus précaire, plus dépendant de la volonté patronale et pour toute contrepartie une simple invocation à la négociation sur les salaires.

Les couches moyennes sont à nouveau lourdement mises à contribution : avec les réformes annoncées et celles mal dissimulées de l’Assurance maladie ou de la dépendance.

Si la réforme Douste-Blazy et la convention médicale, bien qu’approuvées hier, sont aujourd’hui condamnées, ses propos laissent percevoir des reculs de la protection sociale bien plus importants que les franchises aujourd’hui annoncées, pour le second semestre 2008, après les Municipales.

sept 6

En annonçant dès cette semaine sa volonté d’être à nouveau le candidat des socialistes à la Mairie de Paris, Bertrand Delanoë a su prendre l’initiative au bon moment.

Cette décision, mûrie, n’est pas une simple annonce. C’est un engagement.

Depuis 2001, le Maire de Paris a su sortir la gestion de la capitale des ornières dans lesquelles la majorité précédente l’avait enfoncée.

Sa politique, d’autant plus pertinente qu’elle a mis les Parisiens au centre de l’action municipale, a ouvert la voie à une ville modernisée

Le bilan de la municipalité sortante lui donne crédit pour être l’artisan d’un nouvel élan pour Paris.

Avec Bertrand Delanoë j’aurai à cœur d’aborder ces échéances qui ne sont pas qu’électorales : relever le défi du développement durable, de la compétitivité de l’agglomération parisienne, mettre en œuvre de nouvelles solidarités…

Paris doit assurer son avenir de métropole moderne et humaine.

sept 4

La permanence des soins reste un très grave problème de santé publique et l’une des lacunes majeures de notre système, comme vient de le souligner le rapport remis par Jean-Yves Grall, conseiller général des établissement de santé, au nom du ministère de la Santé.

Analyse et propositions intéressantes, à la conclusion pour le moins paradoxale.

Le volontariat médical étant loin d’assurer la permanence des soins, il faudrait se tourner vers la rémunération et la vacation des services de garde.

En un mot : l’avenir de la médecine libérale serait du côté de la médecine salariée. Et les plus libéraux des médecins d’approuver.

Paradoxal, sans doute, mais à vrai dire une piste certainement nécessaire.

sept 4

Jean-Marie Le Guen salue la mise en place de la commission, présidée par le professeur Joël Ménard – personnalité de grande qualité –, chargée de proposer un plan Alzheimer (recherche et accueil des personnes atteintes de cette maladie).

Cependant, même si la lutte contre Alzheimer constitue un objectif essentiel, elle ne serait suffire à elle seule à aborder toutes les questions de santé publique liées au vieillissement de la population. Il reste donc à espérer que la commission du Pr. Menard ait l’ambition et les moyens de se saisir de l’ensemble du dossier de la dépendance liée au grand âge et de sa prévention.

Jusqu’à présent, sur ce sujet et plus particulièrement sur les modalités de son financement par des franchises médicales sur les soins de santé, le gouvernement a fait fausse route, multipliant les propos à la fois grotesques et scandaleux.

Grotesques, quand le gouvernement évoque des sommes dérisoires comparées à l’ampleur des projets à mener (pour Alzheimer, mais aussi pour les soins palliatifs et le cancer).

Scandaleux, surtout, car, avec ces franchises, ce sont les malades qui sont appelés à payer. Le gouvernement rompt ainsi purement et simplement avec les principes fondamentaux de solidarité, entre bien portants et malades, qui prévalent dans notre pays.

sept 4

A Charlety…

Posté par Jmlg

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