nov 22

La majorité parlementaire UMP vient d’apporter la démonstration du manque d’équité de la politique fiscale menée depuis l’élection de Nicolas Sarkozy.

L’UMP vient en effet coup sur coup de décider de faire payer la redevance audiovisuelle à près de 800 000 personnes âgées non imposables d’une part et de renoncer à taxer les plus-values que les dirigeants vont retirer du montant considérable de stock-options qu’ils se sont attribués depuis plusieurs années.

D’un côté 100 millions de prélèvements supplémentaires par an au détriment de retraités modestes, de l’autre 400 millions de recettes annuelles pour la sécurité sociale abandonnées !

Rien ne justifie une telle décision.

Ni la justice sociale, malmenée notamment en raison de la politique fiscale menée depuis 2002, comme l’a démontré l’INSEE. Ni la situation très dégradée de nos comptes sociaux, qui nécessitent des efforts de la part de tout le monde et pas seulement de la part des assurés qui devront supportés les nouvelles « taxes » médicales.

nov 21

Au moment où le gouvernement, par manque de respect vis-à-vis des salariés du secteur public et par refus de négocier au fond les termes d’un nouveau contrat de travail pour les salariés assujettis aux régimes spéciaux de retraite, joue le pourrissement et la radicalisation du mouvement, le Parti socialiste doit reprendre l’initiative et offrir une véritable alternative.

Pour être audible, le Parti socialiste doit se prononcer enfin clairement sur l’avenir de nos systèmes de retraite.

L’allongement régulier de l’espérance de vie est un phénomène heureux et incontournable. Il doit nous conduire à allonger la durée de nos cotisations.

En effet, ni la nécessité d’une plus grande justice dans les prélèvements sociaux et fiscaux comme dans les rémunérations, ni une contribution efficace et équitable de tous les revenus (travail, épargne et capital) ne justifient que l’on renonce à cet impératif.

L’avenir de notre santé et la prise en charge de la dépendance mobiliseront prioritairement nos ressources collectives.

Il n’est donc pas possible, sans accord des partenaires sociaux, d’envisager une augmentation des prélèvements sur les actifs. Nous ne saurions non plus nous résoudre, comme c’est le cas aujourd’hui, à baisser le montant des pensions.

Au contraire, la diminution régulière du nombre de bénéficiaires du minimum vieillesse doit permettre de reconsidérer et de relever les petites pensions.

Nous pensons que l’augmentation de la durée des cotisations doit, tout à la fois, s’inscrire dans une harmonisation des régimes de retraite et dans l’établissement de décôtes et de surcôtes permettant à chacun de choisir librement sa date de départ à la retraite. Il faut aussi que soit prise en compte, par métier, la question de la pénibilité dont on connaît le grand impact sur l’espérance de vie.

Mais tous ces efforts nécessaires seraient largement insuffisants si la question de l’employabilité des seniors n’était pas traitée comme une priorité sociale, ce qui présuppose de reconsidérer en profondeur la santé au travail et la formation professionnelle tout au long de la vie.

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