nov 18

«Dés le mois de septembre dernier, je me suis alarmé de voir le Parti socialiste plus que jamais fragmenté.

Je n’ai pas voulu signer une motion pour ne pas cautionner le processus délétère et improductif qui a non seulement approfondi les divergences entre les socialistes, mais aussi creusé la distance qui nous sépare de l’opinion.

J’avais également affirmé qu’aucun leader ne pouvait prétendre s’imposer à lui seul et qu’aucun des premiers signataires de motion n’obtiendrait un vote suffisant pour proclamer sa légitimité.

L’échec du congrès de Reims a confirmé mes craintes.

Aujourd’hui, l’heure est grave. Le choix des militants définira notre conception même de la politique et du rôle du Parti socialiste.

Pour sauvegarder nos capacités de victoire et notre avenir, il est parfaitement prématuré et dangereux de précipiter le PS sur la voie de la présidentialisation.

C’est pourquoi j’appelle à voter pour Martine Aubry.

C’est elle qui me semble le plus à même de remettre collectivement le PS au travail, d’élaborer un projet de gouvernement alternatif à Nicolas Sarkozy et de permettre au Parti socialiste d’incarner l’espoir que les français mettent en lui. »

nov 13

« L’événement dramatique de Grenoble souligne de façon caricaturale la présence de la maladie psychiatrique dans notre société et la faiblesse de notre politique de santé mentale.

Je rappelle à Nicolas Sarkozy qu’une politique de santé mentale ne se décide pas sur un coup de tête.

Au moment où le Président de la République réunit les Ministres de l’Intérieur, de la Justice et de la Santé sur ce sujet, je le conjure de ne pas stigmatiser les malades, de ne pas instrumentaliser la médecine et de faire de la politique de santé mentale une des priorités de santé publique de notre pays. »

nov 10

Les Echos (10 novembre 2008)

Le champ de la santé connaît des bouleversements considérables, dus, entre autres, aux progrès des sciences du vivant. L’approche des pathologies, de leur prévention et de leur traitement en est transformée : spécialisation toujours plus grande de la médecine et remise en question de l’exercice médical traditionnel; patients devenus acteurs de leur santé ; entrée dans l’ère de la chronicité dont le vieillissement n’est qu’un aspect ; information accrue de la population toujours plus exigeante en ce qui concerne sa santé ; extension de la demande de santé qui soulève des problèmes éthiques et de définition du périmètre de la couverture sociale…

Les avancées, scientifiques, thérapeutiques et démocratiques, sont des chances inouïes que nous risquons de gâcher par faiblesse et ignorance politique Lire la suite »

nov 7

«Les militants, au travers du vote d’hier soir marqué par le rejet de la direction sortante, expriment, parfois de façon confuse, une aspiration profonde au renouveau.

Mais ce processus laisse, pour l’instant, le centre du Parti déstructuré et fragmenté, et une identité idéologique du PS en déshérence.

Je crois pourtant que nous pouvons surmonter cette crise d’ici le congrès de Reims.

Le PS peut encore trouver les voies de son renouveau si nous sommes capables de renouveler profondément la direction du Parti et d’amener aux responsabilités une nouvelle génération issue de toutes les sensibilités du PS pour s’atteler à la reconstruction de son projet idéologique.

Cette nouvelle direction pourrait se rassembler autour d’un programme de travail et notamment la mise en place de plusieurs conventions thématiques et décider que notre candidat à la présidentielle devra être désigné, en son temps, dans le cadre de primaires ouvertes. »

nov 5

Libération, le 5 novembre 2008.

Depuis plusieurs mois, tous les signaux concernant notre système de santé sont au rouge. Hier célébré, notre système de santé ne cesse désormais d’inquiéter.

L’enquête dévoilée il y a quelques jours par le Secours Populaire souligne ainsi les difficultés croissantes de nos compatriotes dans leur accès aux soins.
Nous savons par ailleurs que les inégalités sociales devant la santé, en termes d’espérance comme de qualité de vie, ne cessent de croître.
Les déremboursements, la progression considérable des dépassements d’honoraires, la chute de la démographie médicale concourent à remettre en cause l’égalité devant les soins puisque près de quatre Français sur dix (39%) ont déjà renoncé à un soin, ou l’ont retardé, en raison de son coût. Lire la suite »

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